Vendredi 31 octobre 2008
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Dans une entrevue réalisée par le journal Gazeta Mercantil, Fernando Garcia, chercheur à a Fondation Gétulio Vargas ( l'un des plus grands instituts de recherche du
Brésil) soutient que la crise immobilière internationale ne va pas avoir des effets drastiques au Brésil. Le secteur immobilier devrait encore croître avec peut être une légère baisse de nombre
de programmes immobiliers.
L'une des premières conséquences de cette crise mondiale sera un recul du volume des investissements étrangers dans l'immobilier au Brésil même si le Brésil a été
noté "investment grade BBB" en mai dernier.
Mais pourquoi n'y aura-t-il pas de crise immobilière au Brésil comparable à celle des USA ou de l'Europe?
Tout d'abord, les institutions financières brésiliennes n'ont jamais investit dans les sub primes aux USA ( ce qui n'est pas le cas des banques
européennes).
De plus, on ne peut pas dire que les biens immobiliers au Brésil soient sur valorisés et l'appel massif au crédit à 100% pour financer un achat immobilier comme en
France ou aux USA n'existait pas au Brésil il y a seulement 5 ans. C'est un fait qui parait assez incroyable pour nous autres français. Les quelques amis brésiliens que je connaît, même ceux
issus de la petite bourgeoisie, commencent généralement à travailler vers 20 ans et étudient en cours du soir à partir de la troisième année de faculté. Ils continuent à vivre chez leur parents
jusqu'au mariage ce qui leur permet d'économiser le capital d'entrée pour acheter un appartement financé en partie par le constructeur ( et non par les banques comme chez nous). Donc, pas de sub
prime au Brésil car une dépendance au crédit immobilier trop récente.
Enfin, le secteur immobilier au Brésil est chroniquement déficitaire en terme de production de logement.
Dans une étude de l'OCDE et de la FGV, l'investissment par tête en 2005 était de 241$ au Brésil contre 2582$ aux USA ou 1672$ en Europe. On parle de 8 millions de foyers manquants principalement
dans le secteur économique qui n'a pas bénéficié comme en France d'une part d'une politique de logement HLM et d'autre part d'un accès massif au crédit pour les classes populaires.
La surproduction de logement n'est pas pour demain au Brésil.
source: supplément immobilier de la Gazeta Mercantil - édition du 16 octobre 2008 ( page D3).
Par Immo Brésil
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Publié dans : Indicateurs macro-économiques
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