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Naturellement, Rio, entourée de montagnes, s'est développée toujours plus au sud au cours du 20ème siècle. La bourgeoisie Carioca qui habitait, à la fin du 19ème siècle, les collines de Santa Tereza proche du centre ville, s'est progressivement déplacée et étendue, tout au long du 20ème siècle, le long des plages de Flamengo puis Copacabana et enfin Ipanema. A chaque fois, le processus d'expansion s'est accompagné d'une forte verticalisation de l'habitat. Ces quartiers arrivant à saturation, ce n'est qu'à partir du début des années 70 que le plan directeur du quartier de Barra da Tijuca a été réalisé par Lucio Costa, l'urbaniste de Brasilia.
Le quartier de Barra da Tijica, se trouve donc au sud ouest de la ville de Rio de Janeiro et des quartiers d'Ipanema, Leblond et Sao Conrado. Barra da Tijuca est contigu au quartier de Recreio et jouit d'une topographie idéale: une plaine de 165 kilomètres carrés qui s'étend d'est en ouest bordée par 18 kilomètres de plages, de parcs et de lagunes protégées, et, du nord au sud, sur 7 kilomètres envion entourée de montagnes à la végétation luxuriante. L'avenida das Americas qui traverse Barra puis Recreio sur une dizaine de pistes en fait l'avenue la plus empruntée par le million d'habitants de la zone. C'est un quartier de classe moyenne - haute qui a connu une forte expansion dans les années 90 lorsque la population a augmenté de 44%. Les raisons de ce succès peuvent être attribuées à ses kilomètres de plages, ses shopping centers. De plus, l'espace disponible important a permis de développer les fameux "condomio fechado" offrant plusieurs places de parking par appartement, des équipements dignes de clubs sportifs ( piscine, sauna, salle de gymnastique, tennis etc...) le tout dans un espace clos sécurisé à des prix bien inférieure à la traditionnelle "zona sul". Selon le SECOVI-RJ, le syndicat des promoteurs et agents immobiliers de Rio de Janeiro, un appartement de 3 chambres coûte en moyenne 557 000 reais à Barra da Tijuca, 610 000 reais, à Copacabana ou encore 1 050 000 reais à Ipanema.
Barra da Tijuca c'est le Miami Beach brésilien et c'est là que se joue le nouveau Monopoly de Rio de Janeiro.
Depuis que le quartier autour de l'ancien circuit automobile de Jacarépagua a été choisi pour accueillir près de la moitié des activités des Jeux Olympiques en
2016, le marché est en plein boom. Sur le terrain, cette activité immobilière est impressionnante. Pas un kilomètre sans que l'on tombe sur un panneau publicitaire annonçant la construction d'un
immeuble, pas une rue sans un un de ces méga stand de vente construit en dur avec parfois plusieurs appartements temoin décorés, pas un jour sans que les automobilistes arrêtés dans les
embouteillages ne soient abordés par des hôtesses au carrefour des grandes avenues avec des prospectus promotionnels.
"A Barra da Tijuca, nous disposons d'environ 80 condominio à commercialiser" indique Rodrigo Miozzo, directeur général des ventes de Lopes Rio. Si l'on compte une moyenne d'une centaine d'appartement par tour et de 4 tours d'immeubles par codominio, on commence à percevoir la taille du marché précise-t-il. Depuis l'annonce des jeux, investisseurs et futurs habitants se pressent dans les stands de vente lors des "lançamentos" - lancement officiel des ventes sur plan- et il n'est pas rare de vendre plusieurs centaines d'unités en week end, de quoi occuper les quelques 860 commerciaux de Lopes à Barra da Tijuca. Un des grands succès de cette première année. Pour Domingos Bartijoto, directeur général des ventes des agences de Rio, les 3 premiers mois de l'année ont établit des records pour Lopes. Les ventes contractées ont atteint un volume de 2,5 milliards de reais au 1er trimestre 2010 ( 10 521 unités dont 41% dans le secteur économique) soit une croissance de 80% par rapport au 1er trimestre 2009. Le résultat net a explosé à 12,4 milhoes au 1er trimestre 2010 soit une hausse de 296%. On ressent bien cette frénésie sur le terrain. L'activité est débordante sur la plateforme d'appel de Lopes, où s'agitent une bonne centaine de commerciaux dynamisés par les appels micro de Domingos. Autant dire que l'ambiance n'a rien à voir avec une agence immobilière française.
Selon Lailton Pessoa, coordinateur de ventes pour le constructeur Santa Isabel chez Lopez, le marché est ultra-dynamique dans tous les segments de marché: luxe, moyenne gamme, apart-hotel, maisons et ce, dans tous les quartiers de Barra. Depuis l'annonce des jeux en octobre 2009, les prix publics des constructeurs ont fortement augmenté et certains n'ont pas hésiter à augmenter leurs tarifs de 30% de hausse en seulement en 8 mois.
L'agence immobilière Lopes est la plus grande du Brésil. Mais peut-on encore parler d'agence immobilière comme on l'entend en France? Probablement pas. Créée en 1935 à Sao Paulo, Lopes a inicié sa conquête du marché brésilien en 2006 en s'établissant dans 13 états du Brésil. La même année, Lopes s'est introduite en bourse sous le code LPSB3. En 2009, Lopes a créer la marque Habitcasa qui est un réseau d'agence en propre destiné à la vente de biens neufs populaires dont la valeur est inférieure à 200 000 reais et CreditPronto, une agence de courtage en prêt immobilier en participation la première banque privée brésilienne ITAU. Alors que la marque Lopes reste concentrée sur la vente d'immeuble neuf avec 9,2 milliards de reais de produits commercialisé en 2009, le réseau Pronto! est dédié à la vente de biens existants et s'étend partiellement sous forme de franchise.
Information vente: Lailton Pessoa (00 55 21 7889 8116 /pessoaconsultoria@hotmail.com)
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